Les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS)

Les TMS représentent un grave problème de santé au travail partout dans le monde et touchent plusieurs millions de travailleurs en Europe. Au-delà de la souffrance humaine, ils sont à l’origine de déficits fonctionnels gênant l’activité professionnelle. Ils constituent de, ce fait, un lourd fardeau économique pour la société à la fois parce que ce sont les maladies professionnelles les plus fréquentes mais aussi parce qu’ils sont à l’origine d’un important absentéisme et donc d’une perte d’efficacité pour l’entreprise (remplacement, perte de qualité et de productivité, perturbations dans l’organisation du travail). Sans compter les difficultés de reclassement d’un salarié atteint…

Pourquoi les troubles musculo-squelettiques surviennent-ils ?

Les TMS résultent d’un déséquilibre entre les capacités physiques du corps et les sollicitations et contraintes auxquelles il est exposé. Ils peuvent apparaître rapidement. Toutefois, ils s’installent le plus souvent de façon progressive après une longue période de sollicitations intensives des parties du corps atteintes.

Toutes les activités peuvent entraîner leur apparition. Le lien entre des activités professionnelles et la survenue et l’aggravation des TMS est aujourd’hui bien établi. C’est pourquoi, beaucoup de ces TMS sont inscrits aux tableaux des maladies. Les loisirs (le jardinage, le bricolage, la pratique sportive…) peuvent également provoquer leur survenue.

Quels sont les facteurs favorisant les troubles musculo-squelettiques ?

Les facteurs favorisant les TMS sont multiples. Outre les activités professionnelles et extra-professionnelles, les facteurs individuels jouent également un rôle.

    Les facteurs biomécaniques

Il s’agit des mouvements de force, des postures extrêmes, telles que les gestes effectués les bras au-dessus des épaules, les mouvements de torsion du poignet, du tronc, la flexion et l’extension du coude, la répétition fréquente du même geste, mais également le travail statique, les vibrations et chocs mécaniques, le froid…

    Les contraintes psychosociales

Ces facteurs reposent sur la façon dont le travail est perçu par les salariés comme l’insatisfaction d’un travail monotone, la tension engendrée par les délais à respecter, le manque de reconnaissance professionnelle, les relations sociales dégradées, l’absence de soutien du supérieur hiérarchique et des collègues ou l’insécurité de l’emploi.

    Les contraintes organisationnelles

Elles sont liées à l’organisation et à l’environnement de travail.

    Les facteurs individuels

L’âge, le sexe, ou encore l’état de santé (diabète, hypothyroïdie, rhumatisme inflammatoire…) sont également à prendre en compte dans l’apparition de cette affection.

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